Le bio kézako ? Réflexion et mise au point sur un mot marketing.

Cet article, c’est un peu la réponse à toutes les « attaques » faites par les personnes pas toujours bienveillantes à mon égard lorsque je prône un mode de vie « bio ».

Mais… le BIO, kézako ?

Le bio, selon moi et ma conception de la Vie et de la Nature, c’est ce qui est né de la terre, librement, sans contrainte, en fonction des saisons et du climat, et qui n’a nécessité aucun traitement chimique ni aucune transformation industrielle. En gros, moi, quand je dis « bio », je dis « naturel » !

Pourquoi cette mise au point ?

Pourquoi afficher mon avis personnel sur la chose (ça fait un peu moi, moi, moi, tout ça mais rien à faire, c’est MON blog :D) ? Tout simplement car je commence à être légèrement agacée lorsqu’une connaissance me dit sur un ton limite hautain et piquant « Comme je savais que tu serais là j’ai acheté des trucs BIO exprès ! » (c’est important de bieeeeen appuyer sur le mot « bio » en relevant les sourcils et en ayant une mine presque dégoûtée, ça met tout de suite plus à l’aise et en confiance). Où est le problème me direz-vous, au-delà du simple fait que oui, je l’avoue, ce genre de personnes fait un effort pour moi ? Je crois que le problème est le fait que beaucoup de personnes ne comprennent pas toujours le sens du mot « bio ». (On a même parfois l’impressions de prononcer le nom effrayant d’une maladie… ^^)

logo bioBeaucoup trop de gens se réfèrent à une mention ou à un logo apposés sur un packaging, mais trop peu se demandent ce que cela peut signifier.

 

Pour rappel, une agriculture biologique est une agriculture fondée sur la valorisation des processus biologiques naturels. Ce n’est pas un concept, c’est une réalité ! Alors dire que l’on mange « bio et naturel » parce que l’on achète toute la gamme de produits Bio Village de chez E.Leclerc (célèbre enseigne de la grande distribution du système agroalimentaire) pour moi ce n’est pas « manger bio ». C’est manger du marketing. Si vous voulez manger « bio » au sens où moi je l’entends, je vous encourage premièrement à ouvrir vos yeux et vos oreilles, à chausser vos baskets et à aller faire un petit tour dans le marché le plus proche de chez vous.

Pourquoi le marché ?

 

Carreau des producteurs aux halles de Pau en juin 2012
Carreau des producteurs aux halles de Pau en juin 2012

Le marché, cette manifestation publique vieille de plusieurs siècles, est l’illustration par excellence du circuit-court et du manger bio (si toutefois il y a des producteurs bio et locaux). C’est l’endroit où l’on trouve (en majorité) des producteurs qui viennent vendre eux-mêmes leurs produits aux consommateurs.

Aller au marché c’est, en plus de trouver des produits frais, de saison et dans la quantité de son choix, participer à une économie locale et solidaire. Aller au marché c’est aussi permettre au secteur agricole et paysan de se maintenir et c’est donc permettre à des familles de vivre. Enfin, aller au marché, c’est surtout apprendre à être attentif et bienveillant sur la nourriture que l’on consomme.

Certaines villes ont un marché chaque semaine, d’autres encore en ont un au quotidien, alors n’attendez plus et contactez votre mairie afin de connaître les lieux et dates de ces marchés !… Vous verrez, la proximité avec les producteurs permet de poser des questions précises que l’on ne pourrait pas poser à un chef de rayon de supermarché. Un producteur vous renseignera volontiers sur la manière de conserver au mieux et le plus longtemps possible un fruit frais, vous indiquera avec précision la température à laquelle il faudra cuire vos légumes pour en apprécier toutes les saveurs, et vous garantira une diversité des produits sur toute l’année.
+ Pour celles et ceux qui n’ont pas le loisir d’aller au marché, je vous encourage à vous rapprocher d’une AMAP ou d’une Ruche qui di oui !  pour enfin goûter au plaisir du « manger bio ».

Manger les produits du marché issus d’une agriculture bio et locale, à mon sens, c’est déjà faire un pas vers le « manger bio ». C’est la base !

Alors si désormais le mot « bio » a un autre sens à vos yeux ou à vos oreilles, réfléchissez toujours avant d’acheter quelque chose. Que vaut-il mieux faire : acheter un produit parce qu’il y a écrit « bio » dessus, ou bien prendre le temps de comprendre ce que l’on achète ? Personnellement, j’ai fait le second choix. Même si à terme j’envisage de cultiver tous mes fruits et légumes, je trouve important de continuer à dialoguer avec les producteurs, de prendre le temps de connaître leurs situations, les exigences de leurs métiers, de comprendre le travail qu’ils effectuent. En gros, « manger bio » c’est « être bio », être ouvert et libre, et ne pas s’arrêter à une simple mention ou un simple logo, mais bien au contraire de toujours aller au-delà.

panier de legumes bio
Le retour du marché avec un panier plein de légumes majoritairement locaux et tous bio ! Je m’en sors à chaque fois pour moins de 15€ (précisément 14,70€ pour aujourd’hui 😳 !!) et avec ça j’arrive à cuisiner pour 2 personnes (deux gros gourmands en plus…) pendant au moins 10 jours ! 😁 Alors celui ou celle qui me dit qu’il faut du fric pour bien manger… 😆

 

 

 

Après cette petite réflexion, je me permets de vous solliciter afin de savoir quelle(s) signification(s) a le mot « bio » pour vous ? 🙂 N’hésitez pas à me laisser un petit mot, car je suis très intéressée par le sujet qui nourrit mes réflexions et projets dans mes études supérieures.

 

 

2 Commentaires

Ajoutez les vôtres
  1. 1
    Christine

    L’humeur palpable dans cet article est la colère ! Je l’aurais bien partagé car moi aussi j’essuie ces réflexions pas toujours bienveillantes et attentive à la démarche… mais il y a beaucoup de colère ce qui fait perdre le message… non?

    • 2
      zobio

      Bonjour Christine,

      Comme je le mentionnais dans la réponse de votre autre commentaire, veuillez m’excuser pour le délai de réponse à votre commentaire, je ne l’ai pas vu passer… tout comme le temps !

      Effectivement, l’humeur palpable de cet article est la colère… Je ne suis pas du genre à montrer ma colère, du moins je n’ai jamais l’impression d’être en colère, mais en prenant du recul je m’aperçois que je le suis en fait quasiment toujours… C’est plutôt de la désillusion ou de la déception que de la colère à mon sens, mais j’en conviens, que ce soit l’un ou l’autre ça ne donne pas un message positif ni optimiste. Je veillerai donc désormais à être plus « neutre » dans mes propos 🙂
      Belle journée !
      Zoë

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